informatiste: Professionnel de l'information

Bibliothèque Virtuelle

1.  Introduction
L’explosion technologique à laquelle nous assistons n’est pas restée sans conséquences dans le domaine des bibliothèques et des centres de documentation. Avec la masse documentaire en croissance constante, les difficultés de stockage et les contraintes budgétaires, il est en effet difficile à une bibliothèque de travailler seule. De là découle l’absolue nécessité d'intégrer dans son plan de fonctionnement et de développement, un important volet de coopération, pour devenir « une bibliothèque universelle », qui ne conserve et ne communique plus seulement les collections qu’elle acquiert, mais qui donne également accès aux collections des autres établissements.


Face à toute cette explosion technologique, les bibliothèques ont aujourd’hui la possibilité de jouer de nouveaux rôles sans en modifier complètement les objectifs, sachant que leur savoir faire dans le traitement des informations, leur souci de constitution de collections cohérentes et de recherches bibliographiques pertinentes sont systématiquement adaptées pour la mise en place de la bibliothèque numérique ou encore bibliothèque virtuelle. Celle-ci guide et oriente l’utilisateur vers des services développés intégrant les nouveaux outils offerts par la technologie numérique et assurant l’exploitation optimale des ressources en ligne notamment les catalogues en ligne avec accès au texte intégral, les services de références virtuels, les dossiers thématiques électroniques, les espaces de publication scientifiques …etc.
Toute fois, les bibliothèques à l’ère du numérique sont confrontées à des questions :
-  d’ordre économique (augmentation des tarifs des documents numériques, surtout pour les périodiques, les besoins en infrastructure technologique…).
-  d’ordre professionnel (exigence du personnel qualifié et expérimenté dans les Tics).
-  d’ordre bibliothéconomique (acquisition, traitement, diffusion et conservation des données numériques).
2 . Fonctionnalités d’une Bibliothèque Numérique.
L’information  électronique  est  devenue  une matière  première  stratégique, dont  le  coût  est  certes parfois  élevé,  mais  dont  la  valorisation  est  essentielle  pour  l’entreprise.  C’est  la  numérisation  et donc  la  dématérialisation  du  document  qui  a  permis  la  constitution  de  bibliothèques  virtuelles.  La bibliothèque numérique  est organisée autour de quatre principes :
•  Une organisation en fonction d’un public déterminé, on pourrait même dire en fonction d’une «clientèle»,
•  Une sélection de documents en fonction d’une identification des besoins et d’un ajustement permanent à ceux-ci,
•  Une organisation des connaissances : préparation du catalogue, indexation des documents (en fonction de la clientèle et de ses besoins), etc.…
•  Une offre de service : aide à la recherche, accès aux documents, etc.…
La  Bibliothèque  Numérique  reste  basée  sur  ces  principes,  mais  va  élargir  ses  fonctions  et  offrir de  nouveaux  services  à  un  lecteur  qui  ne  se  déplace  plus  et  qui  trouvera  un  document  toujours disponible  du  fait  de  sa  dématérialisation.  L’un  des  principes  essentiels  de  la  bibliothèque numérique  dans  l’entreprise  est  celui  de  the  right  information  for  the  right  man.  Mais  on  ajoutera aussi  in  the  right  time.  Ce  dernier  point  est  sans  doute  l’un  des  plus  importants  dans  le fonctionnement  de  la  bibliothèque  numérique.  L’information  doit  être  délivrée  au  bon  moment  et doit pouvoir atteindre son destinataire quel que soit le lieu où il se trouve. Pour la mise en place de ces principes, les fonctions de base  de la bibliothèque numérique peuvent être résumées en:
Identification  des  documents :  C’est  la  traditionnelle  fonction  de  consultation  de  catalogue.  Mais sur la bibliothèque virtuelle, l’offre en matière de consultation de catalogues pourra être très riche.
Cette  fonction  de  consultation  de  catalogues,  de  recherche  documentaire,  est  largement  facilitée par  les  logiciels  d’interrogation,  à  partir  des  navigateurs  classiques d’Internet.  Cette  interrogation  pourra  être  faite,  en  fonction  des  fichiers  et  bases  de données accessibles sur la bibliothèque virtuelle, soit à partir de mots-clés, soit à partir du texte intégral des documents.
La  visualisation  du  document :  Affichage  du  contenue  sur  l’écran  de  la  station  de  travail  ou  du micro-ordinateur portable. Le document peut-être affiché, selon les cas, en mode page restituant le document  en  fac-similé,  véritable photographie  de  l’original,  ou  en  mode  texte  afin  de  permettre un accès dans le texte. Certaines applications prévoient d’ailleurs le double affichage.    
Manipulation  du  document : elle  permet  l’annotation  du document  pour  l’utilisateur ; et donc la possibilité d’annoter ; de marquer et ajouter des commentaires sur un texte.  Et  ce  qui  ne  pouvait  être fait avec le document  papier,  le  document  électronique peut, lui, être restructuré selon les pratiques de l’utilisateur.
Analyse  bibliométrique : C’est une valeur ajoutée apportée par la  constitution  de fonds  numérisés.  Sur  un  corpus, et  à  l’aide d’un  logiciel  spécifique, une  analyse  sur  certains  critères  permettra une mise en évidence de certaines tendances ou de faire apparaître des phénomènes aberrants.
Analyse  lexico-sémantique : En identifiant des termes, on pourra facilement détecter les tendances économiques et technologiques utilisées.  Ces tendances sont visualisées grâce à des logiciels de cartographie des connaissances, celle-ci montre au fil du temps l’évolution d’une technologie
Etablissement des  liens :  Il s’agit de la création  des liens  à  l’intérieur  d’un  document  pouvant  créer  ainsi  des  cheminements  de  lecture.  On  peut  aussi créer des liens, dans un corpus, entre différents documents.
Conservation  des  documents :  La  gestion  de    pérennités  documents    se  pose  à  trois  niveaux. 
-  La  conservation.  Que  faut-il  conserver ?  il est impossible  de  vouloir  conserver  les  millions  ou  milliards  de  pages  Web.
- La  durée  de  vie  des  nouveaux  supports, support  magnétique  et  surtout  support  optique.  En  l’absence  de  toute  certitude  en  la  matière, il  convient  de  recopier  régulièrement  les documents  numériques  sur  les  supports  jugés  les  plus  sûrs. 
-  Le  document  dématérialisé  nécessite  un  système  de  lecture sans lequel le document ne peut prendre vie.
3. Normalisation de la bibliothèque numérique.
La  normalisation  est  un  point  important  car  la  bibliothèque  numérique  doit  être  un  outil  de communication  et,  qui  dit  communication  dit  normalisation.  Mais  c’est  sans  doute  le  point  sur lequel  les  difficultés  sont  résolues  ou  en  voie  de  résolution.  La  normalisation  est  maintenant acquise  dans  le  codage  des  caractères  avec  UNICODE  qui  se  substitue  peu  à  peu  au  codage ASCII.  UNICODE  permet  l’utilisation  d’un  grand  nombre  de  jeux  de  caractères  et  présente  ainsi un caractère international avec l’utilisation des langues non latines.
Le  balisage  et  la  structuration  des  documents  numériques  sont  désormais  eux  aussi  normalisés avec l’adoption de la norme XML qui se substitue, elle aussi, à la norme SGML. Une large part de la  documentation  technique  est  désormais  crée  sous  XML.  Le  terme  de  meta-données  (titre, auteur,  éditeur,  date,  etc…)  désigne  de  manière  générique,  les  données  crées  pour  fournir  des informations sur les ressources électroniques d’information.
L’utilisation conjointe d’XML et des méta-données normalisées devrait permettre un catalogage automatique  des  documents  dans  les  bibliothèques  numériques.  Enfin,  PDF  (Portable  document format)  est  une  norme  largement  reconnue  et  utilisée  pour  la  diffusion  des  documents électroniques,  de  même  que  l'adoption  de  la  norme  Groupe  IV  du  fax  pour  la  compression  des documents en noir et blanc et des normes JPEG (Joint Photographic Export Group – ISO 109181) et  MPEG  (Motion  Picture  Expert  Group  –  ISO  11172)  pour  la  compression  des  images  fixes  et des images animées.
Dans  le  domaine  de  la  normalisation  du  document  numérique,  il  faut  réunir,    à  la  fois  des professionnels du livre, des éditeurs d’ouvrages, des éditeurs de logiciels, des sociétés développant des livres électroniques et des constructeurs, afin de définir un standard d’échange des documents.
Cela  nécessite  une  étude  approfondie  de  la  technologie  à  déployer  pour  la  définition  d’une plateforme  opérationnelle  supportant  un  contenue  variable  via  des  structures  riches  et  extensibles adaptables  aux  différents  éléments  qui  définissent  la  base  de  données  de  la  Bibliologique Numérique et les utilisateurs.
L’accessibilité  numérique  concerne  non  seulement  les  sites  Web  mais  aussi de  manière  plus  générale  l'information  sous  forme  numérique  tel  que    la  Bibliothèque  Numérique quel  que  soit  le  mode  de  consultation. 
4. Conclusion.
La  mise  en  œuvre  d’une  bibliothèque  numérique  peut  se  heurter  à  un  certain  nombre  de difficultés.  Mais,  au  fur  et  à  mesure  du  développement  des  technologies,  et  avec  l’expérience acquise  en  ce  domaine,  la  maîtrise  du  document  numérique  est  de  plus  en  plus  importante.  Le document  numérique  peut  être  partagé  par  tous.  Il  n’y  a  plus  la  notion  si  importante  de  propriété du document qui freinent tant la circulation de l’information.
L’augmentation  et  la  diversité  de  ces  bibliothèques  numériques  sur  l’Internet  ont,  en  quelques années,  profondément  modifié  l’architecture  des  systèmes  d’information  et  ont  donné  des nouvelles  réponses  aux  questions  liées  aux  problèmes  de  recherche  qui  s’y  rapportent.  Cette explosion  du  nombre  de  sources  digitales  accessibles  via  le  Web  fait  naître  le  besoin  d'outils  de médiation    entre  les  utilisateurs  et  les  Bibliothèques  Numériques  accessibles  par  Internet.  Ces outils  doivent  dépasser  les  limites  des  moteurs  de  recherche  actuels  en  permettant  d' une  part  aux utilisateurs  de  poser  des  requêtes  plus  sophistiquées  que  de  simples  mots-clés,  en  étant  capables d'autre part d'agréger des éléments de réponses provenant de différentes sources pour construire la réponse globale à la requête de l' utilisateur. Les médiateurs ont  pour  objectif  la  construction  d’une  vision  virtuelle  centralisée  et  cohérente  d’un  ensemble  de ressources de données distribuées et hétérogènes.

5. SOURCES :
•    http://www.affordance.info
–    Catégories : « Biblio-tech » et « Google Print/Books »
•    http://nouvolivractu.blogspot.com
–    À propos des livres électroniques et autres dispositifs de lecture.
•    http://alaingiffard.blogs.com
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